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Quotas de femmes dans les instances dirigeantes des entreprises en europe : la route est encore longue

Alors qu’en janvier 2012, la majorité des diplômés de l’enseignement supérieur au sein de l’Union Européenne sont des femmes, seulement 13,7 % d’entre elles siègent au sein des conseils d’administration et/ou de surveillance des principales sociétés cotées dans les Etats membres.

Face à cette situation, Viviane Reding, vice Présidente de la Commission Européenne et Commissaire à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, a mis en place du 5 mars au 28 mai 2012 une consultation publique sur le déséquilibre entre les hommes et les femmes au sein des organes décisionnels des entreprises. L’objectif de cette consultation était de recueillir des avis afin de déterminer les actions envisageables au niveau de l’Union.

Un an auparavant, Madame Reding avait déjà appelé les sociétés cotées de l’Union à s’engager volontairement à atteindre une représentation de 30 % de femmes dans les conseils d’administration d’ici 2015 (40% d’ici 2020). Seulement 24 entreprises, dont deux françaises (2), s’y sont engagées…

La consultation publique s’est fondée sur le rapport de suivi de la Commission Européenne intitulé « Les femmes dans les instances de décision économique au sein de l’Union Européenne ». Alors qu’il nous semble logiquement, qu’il aurait suffit de souligner que seulement un membre sur sept (13,7%) des instances décisionnelles des plus grandes entreprises européennes est une femme pour justifier une intervention de l’UE, le rapport met également en avant un certain nombre d’études démontrant les multiples avantages de la mixité dans les organes dirigeants des entreprises en termes d’efficience économique. Ainsi, selon ces études, un meilleur équilibre hommes-femmes dans les postes à responsabilité a des incidences positives sur les performances, la qualité du processus de décision, la gouvernance et l’éthique d’entreprise (cette liste n’étant pas exhaustive…). Dans le même sens, les études démontrent également que le « plafond de verre » auquel se heurtent les femmes lorsqu’il s’agit d’accéder aux plus hautes fonctions risque de s’avérer néfaste pour la croissance.

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